La Clifton 10 marque un tournant dans la gamme : sous le talon, la semelle gagne 10 mm d’épaisseur, passant de 32 à 42 mm. L’avant-pied suit la même logique avec 7 mm supplémentaires. Résultat, le drop grimpe de 5 à 8 mm, une valeur plus classique qui change la sensation de la chaussure. Ce n’est plus la même Clifton, et les testeurs l’ont bien senti.
Si tu hésites entre ces deux modèles, tout dépend de ce que tu recherches. La 9 reste une chaussure légère et polyvalente, capable d’enchaîner les footings et quelques allures tempo. La 10, elle, mise tout sur l’amorti et le confort, quitte à abandonner un peu de répondant. Autant le dire tout de suite : aucune des deux n’est une chaussure de vitesse.
Dans ce comparatif, on passe en revue les vraies différences entre la Clifton 9 et la Clifton 10, à partir des retours de terrain. Tu sauras laquelle correspond le mieux à ton profil, que tu possèdes déjà la 9 ou que tu cherches ta prochaine paire d’entraînement quotidien.
Clifton 10 vs Clifton 9 : les différences clés en un coup d’œil
| Caractéristique | Hoka Clifton 10 | Hoka Clifton 9 | Verdict |
|---|---|---|---|
| Drop | 8 mm | 5 mm | Le drop plus classique de la 10 facilite la transition pour les coureurs habitués à un talon plus haut ; la 9 reste plus proche d’une foulée naturelle. |
| Poids (homme, 42) | 260 g | ~248 g | La 10 prend une vingtaine de grammes, surtout à cause de l’épaisseur supplémentaire. La 9 reste plus légère. |
| Épaisseur talon | 42 mm | 32 mm | +10 mm d’amorti sous le talon pour la 10, absorption des chocs nettement renforcée. |
| Épaisseur avant-pied | 34 mm | 27 mm | L’avant-pied gagne 7 mm, ce qui augmente la protection mais diminue un peu les sensations de sol. |
| Mousse | CMEVA retravaillée (plus équilibrée) | CMEVA | La mousse de la 10 est plus dense et mieux équilibrée, avec un retour d’énergie amélioré selon Hoka. |
| Tige | Maille jacquard vegan, double boucle de laçage | Mesh technique, languette matelassée | La 10 offre un ajustement plus précis, plus d’espace à l’avant et un meilleur verrouillage du talon. |
| Prix conseillé | 160 € | Modèle précédent (plus commercialisé) | La 9 n’est plus vendue au prix catalogue ; on peut encore la trouver en déstockage à prix réduit. |
Ce qui change vraiment entre la Clifton 9 et la Clifton 10
Un amorti nettement plus épais et plus protecteur
La Clifton 10 empile 42 mm de mousse au talon et 34 mm à l’avant-pied, contre 32 mm et 27 mm pour la 9. Ce gain de 10 mm sous le talon transforme l’absorption des chocs. D’après les testeurs, le confort devient ultra-protecteur : on enchaîne les kilomètres sans fatigue articulaire, même pour les gabarits lourds. La mousse CMEVA a été retravaillée et plusieurs retours notent qu’elle est plus dense, mieux équilibrée, et qu’elle évite l’enfoncement qu’on pouvait ressentir sur la 9 en fin de sortie longue. La 10 protège davantage, surtout si tu cours sur bitume et que tu cherches à préserver tes jambes sur marathon.
Un drop qui passe à 8 mm : pour qui, pour quoi ?
Le drop grimpe de 5 mm à 8 mm. La 9, avec son drop bas, favorisait une attaque médio-pied et convenait bien aux coureurs habitués à cette géométrie. La 10 adopte un drop standard de 8 mm, plus accessible : les testeurs soulignent qu’il ne demande aucune adaptation, fluidifie la transition talon-orteil et convient à une plus large variété de foulées. Si tu viens de la 9, tu sentiras une bascule légèrement plus marquée vers l’avant, mais sans brutalité.
Poids et dynamisme : la 10 assume son rôle de chausson
Avec 260 g en taille 42 contre 248 g pour la 9, la 10 prend une vingtaine de grammes à cause de l’empilement de mousse. Sur le terrain, les testeurs sont unanimes : la 10 n’est pas une chaussure dynamique. Elle est décrite comme « peu réactive », « faite pour les allures modérées », pas taillée pour la vitesse. La 9 était déjà orientée confort, mais certains lui trouvaient un peu plus de répondant grâce à son poids contenu et son stack plus bas. La 10 assume pleinement son rôle de chaussure de récupération, d’endurance fondamentale et de sortie longue à allure stable. Pour des footings entre 5’00 et 5’30/km, elle est idéale ; en dessous de 4’30/km, elle montre vite ses limites. La 9 pouvait descendre un peu plus bas en allure sans donner l’impression de traîner.
Une tige retravaillée pour un ajustement quasi parfait
La tige de la 10 est en maille jacquard vegan, avec une double boucle de laçage et un talon redessiné. Les retours sont excellents : l’avant-pied est plus spacieux, le mesh s’adapte bien aux pieds larges, le verrouillage du talon est amélioré et la languette ne glisse pas. La 9 offrait déjà un bon maintien, mais certains lui reprochaient un avant-pied un peu étroit en version standard. La 10 corrige ce point et propose un ajustement qui fait l’unanimité, y compris chez les coureurs qui avaient du mal à trouver leur taille chez Hoka.
Stabilité et accroche : des progrès discrets mais efficaces
Avec une plateforme plus large et une géométrie en siège baquet (Active Foot Frame), la 10 gagne en stabilité malgré la hauteur de semelle. Plusieurs testeurs la trouvent même plus stable que la 9, y compris dans les virages ou sur routes humides. L’accroche profite d’une disposition revue du caoutchouc Durabrasion Rubber et de rainures plus profondes : le grip est jugé très bon sur bitume sec et mouillé, meilleur que sur la 9 d’après certains comparatifs. La 10 rassure davantage, ce qui est un atout pour les coureurs qui craignent les semelles trop hautes.
La Hoka Clifton 10 en détail : le confort avant tout
Pour quels coureurs et quelles séances elle est taillée
La Clifton 10 s’adresse avant tout aux coureurs qui recherchent un amorti maximal pour enchaîner les kilomètres sans fatigue articulaire. Elle est idéale pour les footings quotidiens, les sorties longues et la récupération. Les débutants et les gabarits lourds y trouveront une protection et une stabilité rassurantes. Si tu prépares un marathon et que tu veux une chaussure qui préserve tes jambes sur la distance, la Clifton 10 mérite le détour (voir notre plan d’entraînement marathon en 3h45 pour structurer ta prépa). Elle convient aussi à ceux qui utilisent la Clifton comme chaussure unique d’entraînement, à condition de rester sur des allures modérées.
Ce que les testeurs ont aimé (et moins aimé)
Les points forts qui reviennent : le confort exceptionnel dès l’enfilage, l’amorti ultra-protecteur, l’ajustement réussi avec plus d’espace à l’avant et un talon bien maintenu, la stabilité accrue malgré le stack élevé, et l’accroche fiable même sur sol humide. En revanche, le poids en hausse et le dynamisme limité sont régulièrement pointés du doigt : la 10 n’est pas faite pour les allures rapides ni les séances de fractionné. Certains testeurs regrettent l’éloignement de l’esprit originel de la Clifton, devenue plus haute et plus lourde. La durabilité de la semelle extérieure est parfois critiquée chez les coureurs qui attaquent du talon.
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La Hoka Clifton 9 : la référence qui ne veut pas prendre sa retraite
Ses atouts toujours d’actualité
Même si elle n’est plus commercialisée en circuit officiel, la Clifton 9 garde de sérieux arguments. Son excellent rapport amorti/légèreté (248 g pour 32 mm de stack) en fait une chaussure très polyvalente. Le confort moelleux et la foulée fluide grâce au Meta-Rocker et au drop de 5 mm sont toujours appréciés. La stabilité et le maintien du talon restent très corrects, et la durabilité est éprouvée : plusieurs testeurs dépassent les 800 km sans altération majeure. La 9 peut enchaîner footings, sorties longues et même quelques allures tempo, ce qui la rend plus dynamique que la 10.
Ses limites face à la nouvelle version
La 9 souffre d’un avant-pied un peu étroit en version standard (une version wide existe), ce que la 10 corrige nettement. Son amorti, bien que très confortable, peut sembler moins protecteur que celui de la 10 sur très longue distance, surtout pour les gabarits lourds. Enfin, son dynamisme reste perfectible sur les séances rapides, même s’il est meilleur que celui de la 10. Pour un usage quotidien à allure modérée, elle reste une excellente chaussure, mais elle n’offre pas le même niveau de protection que sa successeuse.
Prix et rapport qualité-prix : la 10 vaut-elle les 10 € de plus ?
La Clifton 10 est vendue au prix conseillé de 160 €, soit 10 € de plus que le tarif de lancement de la 9 (150 €). Cette hausse s’explique par le stack plus généreux, la tige retravaillée et le confort global en hausse. La 9 n’étant plus commercialisée en neuf, on peut encore la dénicher en déstockage à des prix nettement inférieurs à son prix d’origine. Si tu trouves une 9 en promotion, l’écart de prix peut être un argument pour ceux qui veulent un très bon amorti sans payer le prix fort. La 10 justifie son tarif si tu recherches le maximum de protection et le meilleur ajustement.
Tu peux voir les offres actuelles sur la Clifton 10 pour comparer les prix en temps réel.
Verdict : faut-il passer à la Clifton 10 ou garder sa Clifton 9 ?
Passe à la 10 si…
- Tu cherches un amorti maximal pour enchaîner les kilomètres sans fatigue articulaire, notamment sur marathon.
- Tu as besoin de plus d’espace à l’avant-pied et d’un meilleur verrouillage du talon.
- Tu cours principalement à des allures modérées (footing, endurance fondamentale) et tu veux une chaussure protectrice avant tout.
- Tu es un coureur lourd ou débutant qui recherche une stabilité rassurante.
Reste en 9 si…
- Tu préfères un drop plus bas (5 mm) et une sensation plus proche du sol.
- Tu veux une chaussure plus légère et un peu plus dynamique, capable de descendre sous les 4’30/km sans trop de résistance.
- Tu es satisfait de ta 9 actuelle et tu n’as pas besoin d’un amorti supplémentaire.
- Tu trouves une 9 en déstockage à un prix intéressant et tu veux faire des économies.
Le cas des nouveaux coureurs : laquelle choisir aujourd’hui ?
Si tu n’as jamais possédé de Clifton et que tu hésites entre les deux, la 10 est le choix le plus évident. Elle est disponible en magasin, plus protectrice et plus accessible avec son drop de 8 mm. Pour un débutant, c’est une valeur sûre pour accumuler les kilomètres sans se faire mal (n’hésite pas à consulter nos conseils pour débuter la course à pied). La 9 reste une option valable uniquement si tu la trouves en stock à prix réduit et que tu préfères un drop bas.
FAQ
Quelle est la durée de vie des Hoka Clifton 10 ?
Les retours sont encore limités, mais la mousse CMEVA semble bien tenir dans le temps. La semelle extérieure pourrait s’user un peu plus vite chez les coureurs qui attaquent du talon. On peut tabler sur 700 à 900 km, comme sur la 9.
Quelle est la Hoka la plus confortable ?
La Bondi reste la référence d’amorti maximal chez Hoka. La Clifton 10 arrive juste derrière, avec un confort très proche mais un peu plus de polyvalence et un poids contenu. La Clifton 9 est un cran en dessous en termes d’absorption pure, mais reste très confortable.
